La Saskatchewan est en train de devenir tranquillement une destination de classe mondiale pour l’astrotourisme. La combinaison unique de la situation géographique de la province, de sa faible densité de population et de sa pollution lumineuse minimale crée un ciel parmi les plus sombres et les plus immaculés d’Amérique du Nord. Il ne s’agit pas seulement de voir des étoiles ; il s’agit de faire l’expérience d’une sorte rare de silence et d’immensité qui est de plus en plus difficile à trouver dans la vie moderne.
Pourquoi la Saskatchewan?
Le manque de lumière artificielle et de bruit d’origine humaine dans une grande partie de la Saskatchewan en fait un observatoire naturel. Le ciel ici n’est pas seulement clair, mais profondément sombre, permettant des vues sur la Voie lactée, les constellations, les pluies de météores et même les aurores boréales d’une manière que de nombreuses autres régions ne peuvent tout simplement pas égaler. Il s’agit d’une tendance croissante dans le domaine des voyages ; les gens recherchent des expériences de véritable obscurité à la fois pour l’observation scientifique et pour l’émerveillement pur.
Deux réserves de ciel étoilé désignées ouvrent la voie : le Parc interprovincial Cypress Hills et le Parc national des Prairies. Toutes deux offrent une vue dégagée à 360 degrés, mais chacune a son propre caractère.
Cypress Hills : astronomie avec commodités
Cypress Hills, à cheval sur la frontière entre l’Alberta et la Saskatchewan, est le parc le plus élevé des deux. C’est une destination plus développée, avec des terrains de camping, des commodités et même un observatoire. L’édifice du Centre offre des programmes d’astronomie structurés, notamment la Saskatchewan Summer Star Party annuelle. L’édifice de l’Ouest est plus sauvage, avec moins de services mais un ciel encore plus sombre, idéal pour l’astrophotographie.
La meilleure période pour visiter s’étend de mai à début octobre. Les nuits claires sont courantes et les pluies de météores culminent à la fin de l’été. Les outils essentiels incluent une carte des étoiles, des jumelles ou un télescope, mais même une simple application d’observation des étoiles sur votre téléphone peut vous aider à naviguer. N’oubliez pas : la cellophane rouge sur les lampes de poche préserve votre vision nocturne.
Prairies : le silence et l’obscurité la plus profonde
Le parc national des Prairies amène l’obscurité à un autre niveau. Officiellement reconnue par l’Agence spatiale canadienne comme « la réserve de ciel étoilé la plus sombre du pays », elle offre également l’une des dernières véritables expériences de silence ininterrompu des Prairies. Le parc est vaste, divisé en blocs Est et Ouest, chacun espacé d’environ deux heures en voiture.
Le bloc Est comprend des badlands et des points de vue surplombant les collines, idéaux pour repérer des objets du ciel profond. L’édifice de l’Ouest abrite un troupeau de bisons errants et un ciel encore plus sombre. Le 70 Mile Butte Trail offre des vues panoramiques. Grasslands accueille également la fête annuelle des étoiles « Au-delà de la Grande Ourse », mettant en relation les astronomes amateurs et les astronomes.
Au-delà des parcs : les aurores et les cieux sauvages
L’obscurité ne se limite pas aux parcs. Les régions éloignées de la Saskatchewan, comme les Great Sand Hills et le parc provincial Porcupine Hills, offrent des vues tout aussi époustouflantes. De plus, la Saskatchewan se trouve sous l’ovale auroral, offrant la possibilité d’observer les aurores boréales toute l’année, avec un pic d’observation en hiver et en automne.
Préserver les ténèbres
L’astrotourisme de la Saskatchewan est encore émergent et la préservation de ce ciel immaculé est cruciale. Réduire la pollution lumineuse et respecter l’environnement nocturne garantit que les générations futures pourront découvrir cette merveille naturelle. La beauté de ces lieux dépend de l’engagement des visiteurs à les protéger.
Le ciel sombre de la Saskatchewan ne sert pas seulement à voir les étoiles ; il s’agit de renouer avec le monde naturel d’une manière de plus en plus rare. C’est une expérience qui reste avec vous longtemps après la disparition de la dernière pluie de météores.

























